Théorie Gate Control

Le 28 oct 2020

L’expérience motrice

Dans toute expérience de vie mais surtout dans les expériences motrices, le corps est parfois soumis à des petits bobos, chutes. La découverte passe toujours par des phases d’ajustement, de tâtonnement, voire même d’échec, nécessaires à l’apprentissage.

Une expérience négative vécue par le corps, ex : se cogner dans une porte, donnera un sujet l’information nécessaire pour augmenter sa vigilance les fois suivantes.

Cela permet même parfois de développer des réflexes importants pour se protéger.

ex : mettre les mains en avant dans une chute, rouler pour amortir une chute.

La prise en compte de la douleur

Il est nécessaire de prendre en compte la douleur des enfants qui viennent chercher le réconfort de l’adulte, mais comment ?

Il est nécessaire de ne pas anticiper la douleur de l’enfant. Celui-ci tombe, se cogne, attendez de voir sa réaction avant de crier. C’est souvent la réaction anticipée de l’adulte qui cause les pleurs de l’enfant.

Ensuite l’enfant énonce qu'il a un bobo et veut vous le montrer. C’est qu’il a besoin d’un coup de pouce pour repartir. Il a besoin d'être entendu et que l'adulte lui montre un intérêt.

Cette prise en compte de la douleur fait aussi partie de l'apprentissage du respect de son corps ou du corps de l'autre. D'ailleurs les enfants sont très empathiques aux maux des autres (pleurs, cris).

Un geste suffit : massage, regard, bisou magique, recette à votre convenance; accompagné d’une parole d’encouragement, du style : “ je suis sûre que tu es capable de remonter sur…”, “tu sais même les grands sportifs se font mal parfois”...

-à vous d'adapter à l’âge de votre enfant-

Trouver le bon rapport

Trouvez le juste milieu entre prise en compte de la douleur et dramatisation. L’enfant se laisse vite emporter par ses émotions et s’il voit que son parent y est sensible, il est capable de “surjouer”.

La théorie du Gate Control, qu’est ce que c’est ?

C’est une réaction naturelle qui est déclenchée quand nous nous blessons. Nous frottons, massons instinctivement la plaie ou membre douloureux.

Le message douloureux est véhiculé par les récepteurs de la douleur jusqu’au cerveau par l’intermédiaire de nerfs de petits calibres.

Les informations tactiles quant à elles, telles que les caresses, sont véhiculées par des fibres neurologiques de gros calibre, c’est pourquoi on utilise l’expression “le bisous magique”.

La conduction du message rassurant et apaisant est 3 fois plus rapide. Ce n’est donc pas seulement un effet placebo mais bien scientifiquement prouvé !

La phase de rebond

Inciter votre enfant à repartir c’est lui permettre de vivre un peu mieux l’échec, c’est lui montrer que tout effort est récompensé et qu’il faut souvent répéter un geste pour l’acquérir.

Accompagner votre enfant dans la gestion de ses émotions et de sa frustration. Plus jeune, c’est peut-être la tristesse qui peut l'accabler après un bobo, vers 3 ans, c’est plutôt la frustration de ne pas réussir du premier coup ou réussir seul.

En résumé, câlinez-les, embrassez-les, massez-les, cela réduit bien-sûr la sensation de douleur et ce n’est pas que psychologique ! Et c'est reparti pour l'aventure ...

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