A hauteur d'enfant

Le 23 nov 2017

Pourquoi ?

Se positionner à hauteur d’enfant c’est essentiel pour que le message passe, pour entrer dans une relation bienveillante. Mettez-vous, une personne qui vous crie une information de l’autre bout de la rue, c’est difficile à entendre et à comprendre. C’est pareil pour un enfant dans un monde à taille adulte !!

Dans le jeu

Beaucoup de parents me disent: “je n’aime pas jouer avec mon enfant, je ne sais pas faire”… Je leur répond que l’enfant n’a pas toujours besoin que l’adulte soit dans le jeu avec lui.

Il peut être occupé à autre tâche : cuisiner, lire, coudre… pour autant il peut poser de temps en temps des questions à l’enfant pour montrer qu’il s’intéresse à lui et à son jeu.

Quelques exemples

“Je vois que tu es en train de faire la course avec tes voitures, laquelle est la plus rapide?”

“Tu as sorti la trousse du docteur, il y a quelqu’un de malade ici?”

“ Tu as choisi le livre de la ferme, je sais que tu l’aimes beaucoup; c’est bien tu peux le regarder un peu tout seul, je te le raconterais plus tard, je suis occupée.”

L’enfant voit ainsi qu’il est pris en considération et continue de jouer en autonomie. Ces commentaires peuvent aussi l’aider à relancer son jeu.

Dans la motricité

Observer l’enfant en étant assis à proximité permet d’avoir l’attitude adaptée dans l’accompagnement à la motricité libre http://pirouette-galipette.com/motricite-libre/la-motricite-libre, c’est à dire une attitude bienveillante, avec une observation attentive (le regard est centré sur l’enfant), de la verbalisationsur ce que l’enfant vit et aussi une présence physique en soutien seulement quand c’est nécessaire.

De plus, l’enfant ou le groupe d’enfants est plus calme et serein quand l’adulte n’est pas dans un mouvement perpétuel. Si l’adulte ne sait pas ou n’arrive pas à se poser, cela crée de l’insécurité chez le jeune enfant qui s’agite.

Dans les soins

S’agenouiller pour mettre son manteau ou l’aider à mettre ses chaussures; installer un marchepied pour qu’il puisse aller seul aux toilettes ou se laver les dents…

c’est lui montrer qu’il a une place dans ce monde d’adultes et que son parent sait lui proposer des ajustements à sa hauteur!

Dans “les punitions”

Reprendre l’enfant en criant à distance n’est pas la solution la plus efficace. En effet, s’il l’on se rapproche de l’enfant et si on lui explique calmement les raisons de son mécontentement, les yeux dans les yeux, le message sera plus fort !

Dans tous les cas, l’enfant tente de dépasser les limites fixées, il a besoin d’autonomie et commence à prendre conscience qu’il est un être entier avec un début de libre arbitre. Enfreindre les règles est une façon de se rassurer, il vérifie que l’adulte ne les change pas trop souvent -le cadre est alors sécurisant-.

L’inviter à aller se calmer assis sur un coussin ou sur une chaise à sa hauteur est aussi plus pédagogique que au coin ou sur son lit (le lit est un endroit où l’enfant doit avoir l’image positive du sommeil / bien-être).

A la maison et à l'école...

Du matériel à sa hauteur, un aménagement qui favorise le regard de l’adulte dans toute la pièce, ce sont des éléments essentiels pour que l’enfant de moins de 3 ans puisse explorer et jouer en toute sécurité (affective) !

Extrait des recommandations Eduscol pour les classes de Maternelle https://cache.media.eduscol.education.fr/file/Moins_de_3_ans/46/3/Ress_c1_Moins3ans_amenagement_456463.pdf

“Des espaces qui répondent aux besoins spécifiques des enfants de moins de trois ans : Assurer la sécurité affective.

Pour se sentir en sécurité, les enfants doivent toujours avoir la possibilité de voir un des adultes de référence quelle que soit sa place dans la classe. Ils ont besoin de ce contact visuel avec l’enseignant ou l’ATSEM pour être rassurés et pouvoir agir.

Ils jouent dans les endroits « éclairés » et « sécurisés » par la présence de l’adulte. Dans le cas contraire, ils se déplacent, transportent les jouets, voire arrêtent de jouer. Les espaces dans lesquels la vue des adultes n’est pas assurée sont très souvent moins investis, notamment par les plus fragiles.

  • Une attention au besoin de sécurité affective
  • L’importance de la position de l’adulte dans la classe
  • Les meubles ne dépassent pas le visage d’un enfant et ne constituent pas des barrières visuelles.
  • Les espaces ouverts ne sont pas délimités avec du mobilier trop haut (60 à 70 cm): l’impact de la hauteur des meubles, l’impact de la place des meubles et des adultes.

Petit conseil perso

:) Regardez un extrait de “Arthur et les Minimoys” pour réaliser, ce qu’est un monde qui n’est pas à notre hauteur !

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